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Tranche de Vie Créé le : 21 juil. 2006 12h21 par magnolia82 Modifié le : 06 sept. 2012 10h12 Visité : 20490 foisCette semaine : 3 fois
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"Les émotions sont faites pour être partagées" Marc LEVY. Les mots ... les mots font l'émotion ... et l'on écrit bien mieux qu'on ne dit ... La musique .... les photos ... les images .... les mots ..... nous transportent .... chacun à sa manière .... avec ses "couleurs", qui feront les couleurs de nos âmes ..... chacun à sa vérité .... la question est de savoir si l'on fera du bonheur avec cette vérité ..... " ... tu ne peux pas toujours avoir ce que tu désires, mais si tu essaies parfois de l'obtenir, tu te rendras compte que tu obtiens ce dont tu as besoin ... " Fanfan.
Le scorpion voulait traverser une
rivière et il demanda à la grenouille de le transporter. "Non, répondit la
grenouille, non, très peu pour moi. Si je te prends sur mon dos, tu me piqueras
et la piqûre du scorpion est mortelle. - Voyons, où est la logique dans tout
cela ? dit le scorpion, qui un animal très logique. Si je te pique, tu mourras,
et je me noyerai avec toi ." Alors, convaincue, la grenouille prit le
scorpion sur son dos.
Au beau milieu de la rivière, elle
sentit une douleur atroce, et comprit que le scorpion l'avait piquée. Elle
commença à couler, entraînant le scorpion avec elle, et s'écria : " Où est
la logique dans tout cela? - Je sais bien, dit le scorpion, mais que veux-tu,
je ne peux pas m'en empêcher... c'est ma nature qui veut ça"
Pourquoi a-t-on parfois une ‘’âme’’
de scorpion ? On sait le danger mais on feint de l’ignorer … Est-ce
vraiment notre nature ? … J’aurai tendance à dire qu’il y a facilité à
céder à la tentation mais qu’il faut peut-être en passer par là car on a des
choses à comprendre …
Un paysan avec 3 de ses ânes se rendait au marché pour vendre
sa récolte. La ville était loin et il lui faudrait plusieurs jours pour l'atteindre.
Le premier soir, il s'arrête pour bivouaquer non loin de la
maison d'un vieil hermite.
Au moment d'attacher son dernier âne, il s'aperçoit qu'il lui manque une corde.
Si je n'attache pas mon âne se dit-il demain, il se sera sauvé dans la montagne
!
Il monte sur son âne après avoir solidement attaché les 2 autres et prend la
direction de la maison du vieil hermite.
Arrivé, il demande au vieil homme s'il n'aurait pas une corde à lui donner.
Le vieillard avait depuis longtemps fait voeux de pauvreté et n'avait pas
la moindre corde, cependant, il s'adressa au paysan et lui dit : "Retourne à ton campement
et comme chaque jour fait le geste de passer une corde autour du cou de ton âne
et n'oublie pas de feindre de l'attacher à un arbre."
Perdu pour perdu, le paysan fit exactement ce que lui avait conseillé le vieil
homme. Le lendemain dès qu'il fût réveillé, le premier regard du paysan fût pour son
âne. Il était toujours là ! Après avoir chargé les 3 baudets, il décide de se mettre en route, mais là, il
eut beau faire, tirer sur son âne, le pousser, rien n'y fit. L'âne
refusait de bouger. Désespéré, il retourne voir l'Hermite et lui raconte sa mésaventure :
"As-tu pensé à enlever la corde ?" lui demanda-t-il.
"Mais il n'y a pas de corde !" répondit le paysan. "Pour
toi oui mais pour l'âne..."
Le paysan retourne au campement et d'un ample mouvement, il mime
le geste de retirer la corde. L'âne le suit sans aucune résistance.
Ne nous moquons pas de cet âne. Ne sommes-nous pas, nous aussi,
esclave de nos habitudes, pire, esclave de nos habitudes mentales ? Demandez-vous quelle corde invisible vous empêche de progresser...
"Parfois le destin ressemble à une tempête de sable qui se
déplace sans cesse. Tu changes de direction mais la tempête te suit, tu te
retournes, la tempête aussi. C'est sans fin... Comme une danse macabre avec la
mort, juste avant l'aube.
Cette tempête n'est pas venue d'ailleurs, sans rapport avec toi, cette tempête,
c'est toi, quelque chose en toi.
La seule chose que tu puisses faire, c'est la traverser. Mais ne t'y trompes
pas. Elle tranchera dans ta chair comme mille lames de rasoirs. [...]
Une fois la tempête passée, tu te demanderas comment tu lui as survécu. Mais
une chose est certaine, une fois que tu l'auras traversée, ta vie ne sera plus
jamais la même.
C’est l’âme printanière que je reviens
avec joie sur mon petit blog quelque peu délaissé … J’ai toujours plaisir à y
revenir, mais je vois que je ne suis pas la seule à faire une longue pause … E’
la vita ! L’hiver est passé, avec
l’annonce d’une petite âme qui vivait en moi … puis un grand vide quand j’ai su
que son petit cœur s’était arrêté … Bref, des joies, des peines, des moments
difficiles … l’essentiel étant de retrouver la sérénité dans la plénitude du
moment présent … la sérénité et la joie ! … Cette joie infantile qui ne
devrait jamais nous quitter mais qui parfois nous fait défaut … Cependant chaque
épreuve nous rend plus fort, et j’ai choisis « d’habiter la
confiance » ! … Sur ce « petit » chemin qu’est notre vie, à
nous de semer les graines du bonheur, avec toujours plus de patience, de
courage et de joie ! … J’ai aussi semé quelques petits cailloux … vous me
suivez ?? … J’ai une belle histoire à vous raconter … car en cette belle
saison du printemps, nous avons tous besoin d’un bel oiseau … à qui ressembler
….
L'histoire du bel oiseau
Il était une fois un pauvre oiseau, minable et tout maigre, qui se désespérait
car son sort lui paraissait pitoyable. Pourquoi une pauvre chose comme lui
avait-elle été créée ? Il se trouvait moche, il avait d'ailleurs raison, car il
l'était. Ses plumes toute sales pendaient lamentablement ; il pleuvait et elles
laissaient passer l'eau ; tout mouillé et grelottant de froid, il se trouvait
dans le plus profond désespoir. "Je suis un vrai épouvantail pour les
autres oiseaux", pensait-il. Il n'avait plus qu'une solution : mettre fin
à ces jours. Mais comment ? Il regarda autour de lui pour tenter de trouver une réponse lorsque,
brusquement, sur le haut d'un grand arbre isolé dans la plaine, il aperçut un
magnifique oiseau qu'il n'avait jamais vu auparavant ; c'était un oiseau
splendide comme il est impossible même d'en rêver.. Il était béat d'admiration.
C'était un grand oiseau aux plumes multicolores ; il se tenait sur une des plus
hautes branches de cet arbre immense, son port de tête était assuré, heureux,
serein, fier, en un mot : royal. Le contraste avec son état de délabrement
physique et psychologique le frappa brutalement et le tira d'un coup de sa
mélancolie.
Brusquement, une idée saugrenue, mais à laquelle il prêta attention, lui
traversa l'esprit : faire tout ce que faisait cet oiseau en espérant ainsi
finir par lui ressembler. C'était évidemment stupide, mais, pas plus que de se
suicider. Il décida donc de ne pas le lâcher du regard et de copier tous ces
gestes. À vrai dire, le bel oiseau ne faisait pas grand-chose : il semblait
regarder l'horizon, tournant un peu sa tête d'un côté, puis de l'autre. En
dehors de cela : rien, il ne bougeait pas d'un pouce. Notre pauvre oiseau se
cala bien sur sa branche et entreprit de le fixer. Combien de temps allait-il
devoir le faire ? Une éternité, s'il le fallait.
Les premières heures furent faciles, les premiers jours aussi, mais les
semaines qui suivirent furent très dures, les mois encore plus…Puis le temps
passa, il était devenu insensible comme s'il était de pierre.
Combien de temps ? Il ne savait pas, il avait perdu la notion du temps ; une
seule chose importait : ne pas quitter le bel oiseau du regard. Des années et
des années passèrent. Il regardait toujours le bel oiseau et refaisait
fidèlement les gestes de sa tête.
Mais un jour, brutalement, il ne vit plus le bel oiseau… Malheur ! Comment cela
avait-il pu se produire ? C'était impossible : il ne l'avait pas quitté des
yeux. Et pourtant, le bel oiseau n'était plus là. Il fut terrifié. Il regarda
autour de lui et, incrédule, scruta l'horizon à plusieures reprises : l'arbre,
lui, était toujours là, mais il n'y avait plus, sur sa plus haute branche, le
bel oiseau.
Son insupportable état de rebut des oiseaux allait-il le reprendre et allait-il
recommencer à gémir sur son sort ? Que penser ? Que faire ? Il ne savait plus.
Il était au comble du désespoir.
C'est alors qu'il jeta par hasard un regard sur lui-même… Il fut stupéfait et
n'en crut pas ses yeux, saisi par le plus grand étonnement de sa vie. La
réalité pourtant finit par s'imposer : une immense émotion de bonheur - jamais
il n'en avait connue de pareille - l'envahit alors : il était devenu le bel
oiseau !…
"Quand l'homme
ne sait plus comment savoir, il croit !"